Catégorie : Nouvelles

La lumière des elfes

L'accroissement mathématique du plaisirPour moi, il y a deux Peintures : la concave et la convexe - celle qui sort du cadre pour vous coller au mur, et celle qui vous invite à enjamber le cadre pour aller voir comment se continue le paysage, au delà. Celle qui vous prend la tête en braillant et celle qui vous prend par la main en murmurant d’une voix de sirène. Pour moi, il y a Guernica et les prisons du Piranèse.

En noir et blanc et en silence

GoûtIl me semble être au premier matin du monde. Le soleil a envahi la chambre. Il fait toujours beau, à cette altitude. Et le soleil est toujours jeune. Je respire profondément et les poumons officient. Je cligne des yeux et ma vue est claire comme l’eau.

Tate Moon [english speaking]

The Moon, 2058 The shadow was immense, awe-inspiring and eternal. Standing at the prow of the Tate Moon Gallery, Dominique Gonzalez-Foerster watched the Earth setting over the Sea of Tranquillity.

Tate Moon [texte intégral]

Lune, 2058. L’ombre était immense, auguste et éternelle. Debout à la proue de la Tate Moon Gallery, Dominique Gonzalez-Foerster regardait la terre se coucher sur la mer de la Tranquillité.

La Recoleta [texte intégral]

"Vous habitez dans le coin ?" En espagnol dans le texte. Voix féminine. Question idiote. Avec mon short fluorescent, mon appareil-photo et mes coups de soleil, j'étais une caricature de touriste.

La mort des joujoux [texte intégral]

Il était une fois, loin de nous, très loin de nous, infiniment loin de nous dans l’espace, le temps et la virtualité... Quelque part dans le Grand Nord. Plus précisément, au sud d’un pays nordique que nous connaîtrons sous le nom de Groenland. Il était une fois, une petite maison…

L’immaculée conception

Il y avait des choses étranges, la nuit, à la radio. Fuyant les musiques bruyantes qui plaisaient à une jeunesse qu’elle n’avait jamais connue, et les talk shows où des gens disaient plus de paroles en un quart d’heure qu’elle en une année, Claude guettait les moments de silence.

La liste des souffrances autorisées

- Ma mère veut un toast pour son anniversaire. - Un toast ? De toi ? - Oui. Tu me connais, ça ne me gêne pas de me faire cloner. Je suis comme tout le monde : j’ai un foie et quelques yeux au frais, au cas où. Mais un gosse…

Le petit chaperon rouge contre le mariage gay [texte intégral]

Il était une fois, il y a très longtemps, dans un royaume très lointain… Une forêt. Où domine le roncier. Au milieu, un château. Dans la cour sablonneuse du château se tiennent trois jeunes filles que vous croirez reconnaître. L’une est une beauté blonde nommée Aurore. Fille de monsieur Dubois père et de madame, née Dormant, c’est la propriétaire du château. Elle a été mariée à un prince charmant, environ une demi-heure, mais ceci est une autre histoire.

Vergiss mein nicht

Get n'avait rien à faire ici, ni à cette époque. Ce roseau rêvant ( couramment surnommé le poireau planant) aurait dû porter la tenue d'un page médiéval, un joli pourpoint de velours pour cacher ses côtes étroites, avec une toque à plume abaissée sur son visage ingrat.