Iasmitine

Iasmitine

« La voilà, cette femme terrible par qui tout est arrivé.
Au physique, c’était une petite créature génétiquement brouillée où le demi-maori dominait. Elle avait une chair fine et mate, un visage rond, un nez fin, de beaux yeux sombres et une bouche naturellement laquée. Ses cheveux noirs bouclaient autour de son front ridé et ses pommettes coulaient en bajoues. Son corps, dru et droit, résistait mieux au temps. Pour moi, bien sûr, ses cinquante ans la rangeaient parmi les antiquités mais malgré ce grand âge, elle plaisait à l’œil. Son élégance asiatique n’avait rien d’exceptionnel mais son port de tête magistral, la rondeur de sa nuque notamment, semblaient syriens. Quelque chose de lointain, d’obscur, d’africain pour tout dire, guettait au fond de cette eau calme. » (p. 36)

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