Fantômes et giboulées

Je vous présente mon nouveau livre, un cosy crime paru chez Robert Laffont dans la très belle collection La bête noire, bonheur !

Tout est possible dans cette campagne-là : biner le jardin, cuisiner des scones à la cannelle et même invoquer les fantômes d’êtres disparus…

Camille tient un refuge pour femmes victimes de violences. Lorsque son garde du corps meurt d’une indigestion, elle transforme son manoir campagnard en lieu d’accueil pour les fantômes. Celles et ceux qui le souhaitent peuvent venir dire un dernier adieu à leurs chers défunts pour un prix raisonnable. Mais peut-on vraiment jouer ainsi avec les spectres ? Et qu’en pense la police ?

Un petit extrait ?

Ces temps-ci, elle usait du cimetière de Sainte-Bérégonne, mais celui de Montigny était très joli aussi. Et puis, c’étaient tous deux de très vieux champs de repos cachés au milieu des pommiers. Chaque pluie faisait remonter au ras de la pelouse les têtes de fémur de gens enterrés là depuis des siècles, quelques-unes de plus ne se remarquaient pas. Parfois, faute de temps, Camille se résignait à jeter les os aux ordures ménagères dans un simple sac-poubelle. Mais à cette époque de tri frénétique, je n’aime pas ça du tout, songea-t-elle. C’était cependant une solution moins déplaisante que de les inhumer sur place, dans les plates-bandes du manoir. Tout vaut mieux que ça, si on va par là.